Bangui, 14 Mai 2026 – (ACA) – La démission du Premier ministre centrafricain Félix Moloua, le 13 Mai 2026 ouvre une nouvelle étape institutionnelle en République centrafricaine, dans un contexte marqué par la mise en place des institutions de la 7ᵉ République et la consolidation de la majorité présidentielle autour du président Faustin-Archange Touadéra.

Cette transition intervient alors que la nouvelle Assemblée nationale est désormais installée et que le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, dispose d’une majorité parlementaire renforcée. Le chef de l’État avait précédemment indiqué vouloir attendre cette nouvelle configuration institutionnelle avant de procéder à la nomination d’un nouveau chef du gouvernement.
Dans les milieux politiques et institutionnels de Bangui, plusieurs hypothèses sont évoquées concernant le profil du futur Premier ministre.
Selon plusieurs observateurs, la désignation d’une personnalité issue des rangs du MCU ou du premier cercle présidentiel apparaît comme l’option la plus probable afin d’assurer la continuité de l’action gouvernementale et la mise en œuvre des orientations politiques définies par l’exécutif.
D’autres analyses évoquent également la possibilité d’un profil technocratique, disposant d’une expertise administrative ou économique, susceptible d’accompagner les réformes institutionnelles et de renforcer la coordination avec les partenaires techniques et financiers du pays.
La question des équilibres régionaux et sociopolitiques pourrait également être prise en compte dans le processus de désignation, conformément aux pratiques institutionnelles observées lors de précédentes nominations à la primature.
Plusieurs noms circulent officieusement dans les cercles politiques de la capitale, notamment parmi les membres influents du gouvernement, les cadres de la majorité présidentielle et certaines personnalités ayant récemment renforcé leur proximité avec les institutions exécutives. Aucune candidature n’a toutefois été officiellement évoquée à ce stade.
Le futur Premier ministre aura notamment pour mission d’accompagner la mise en œuvre des réformes liées à la 7ᵉ République, de consolider la cohésion de la majorité parlementaire, de répondre aux priorités socio-économiques du pays et de préparer les prochaines échéances institutionnelles.
La célérité avec laquelle la démission de Félix Moloua a été enregistrée laisse par ailleurs penser que les consultations autour de la succession seraient déjà bien avancées au niveau des autorités centrafricaines.
La Rédaction ACAP