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Bangui, 1er mai 2026 (ACAP) – Des milliers de travailleurs ont défilé jeudi sur l’avenue des Martyrs, dans la capitale centrafricaine, à l’occasion de la célébration de la fête du Travail, marquant la 140ᵉ édition de cet événement à l’échelle internationale.

Encadrés par les fanfares de la police et des groupes kimbanguistes, les participants, issus de différents secteurs professionnels, ont paradé derrière les bannières de leurs organisations syndicales, en présence du couple présidentiel, de membres du gouvernement ainsi que de représentants diplomatiques et consulaires.

Comme dans de nombreux pays, cette journée a donné lieu à des manifestations visant à rappeler les acquis du mouvement ouvrier. À Bangui et dans les provinces, les centrales syndicales ont mobilisé leurs adhérents pour commémorer cette date emblématique.

La fête du Travail trouve son origine dans les revendications des syndicats américains du 1er mai 1886, qui réclamaient la limitation de la durée de travail à huit heures par jour.

Pour certains participants, cette journée demeure à la fois un moment de mémoire et de reconnaissance. « Le 1er mai doit rappeler à chaque travailleur les sacrifices consentis par les générations passées pour l’obtention de conditions de travail plus justes », a déclaré Flavine Gawaka, agente au ministère de l’Administration du territoire, appelant également à la valorisation des activités génératrices de revenus.

Les autorités ont profité de cette célébration pour lancer la cinquième édition du Mois du travail en Centrafrique, placée sous le thème : « Une protection sociale pour tous, gage de développement du capital humain ». Selon le gouvernement, cette initiative vise à promouvoir l’emploi décent, la formation professionnelle et le renforcement des mécanismes de protection sociale.

De son côté, Sylvain Rustique Kpignon, employé dans le secteur aéronautique, a décrit cette journée comme « un moment de rassemblement et de reconnaissance » pour les travailleurs, après une année d’efforts continus.

Au-delà de son caractère festif, la célébration du 1er mai demeure un symbole des luttes sociales et des progrès accomplis en matière de droits des travailleurs à travers le monde.

ACAP

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