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Bangui, 23 septembre 2026 (ACAP)- Le Comité de cadrage macroéconomique et budgétaire (CCMB) a ouvert, mercredi à Bangui, une retraite de travail qui se poursuivra jusqu’au 26 septembre, consacrée à l’examen du cadre macroéconomique et budgétaire et à la préparation du budget de l’État pour l’exercice 2027, dans un contexte de contraintes financières.

Cette rencontre, qui réunit des représentants de différents départements ministériels, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en matière de développement économique et durable.

Les travaux visent notamment à assurer la cohérence des comptes, à examiner les hypothèses macroéconomiques et budgétaires, puis à adopter les livrables ainsi qu’une feuille de route réaliste pour améliorer la préparation du budget.

Les termes de référence de cette retraite font état de plusieurs difficultés, notamment la disponibilité et la fiabilité des données, l’insuffisance des outils techniques et les contraintes en ressources humaines, qui affectent la qualité des travaux du comité.

La Direction générale de l’Économie et la Direction générale du Budget assurent la coordination des travaux, avec l’appui d’une expertise internationale. Les participants procèdent à la confrontation des sources et des hypothèses, à des exercices pratiques et à l’identification de mesures correctrices.

L’objectif est de renforcer la qualité des productions du CCMB et leur contribution à la préparation du budget de l’État ainsi qu’au dialogue économique.

Ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministère du Plan, Moïse Zami, représentant le Plan national de développement, a souligné l’importance de cette retraite dans un contexte marqué par la rareté des ressources publiques et l’ampleur des besoins de financement.

« Cette rencontre intervient au moment où chaque fonds public doit être prévu, mieux orienté et mieux suivi, dans un contexte de ressources contraintes et de besoins immenses », a-t-il déclaré.

Selon lui, la qualité du pilotage macroéconomique et budgétaire conditionne la crédibilité du budget, la continuité des services publics, la soutenabilité de la dette et la confiance des citoyens dans l’action de l’État.

Moïse Zami a, par ailleurs, rappelé que le ministère des Finances et du Budget fonde la préparation budgétaire sur la fiabilité des hypothèses économiques.

« Un budget crédible commence par des hypothèses crédibles. Nous ne pouvons pas bâtir une loi de finances solide sur des données tardives, des prévisions isolées ou des hypothèses qui ne se recoupent pas », a-t-il indiqué.

Il a précisé que les recettes, les dépenses, la dette, l’investissement public, la croissance, les prix, la monnaie et les échanges extérieurs constituent un ensemble interdépendant, dont la cohérence est indispensable à l’élaboration d’un cadre budgétaire fiable.

Les conclusions de cette retraite sont attendues le samedi 26 septembre 2026. Elles seront transmises au Conseil des ministres avant le débat d’orientation budgétaire à l’Assemblée nationale.

Loïc Mbombo / ACAP

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