Bangui, 21 octobre 2026 (ACAP)- Le ministre d’État chargé de la Justice, de la Promotion des droits humains et de la Bonne gouvernance, garde des Sceaux, Abazène Djoubaye, a présidé mercredi à Bangui la cérémonie de relance du dialogue public-privé, organisée sous le patronage du Premier ministre, Félix Moloua. Cette rencontre a réuni des membres du gouvernement, des représentants de l’administration publique, du patronat et des opérateurs économiques autour de deux thématiques : l’application des procédures administratives et la réforme du secteur des hydrocarbures.
Dans son allocution, le ministre d’État a salué l’engagement des secteurs public et privé à renouer le dialogue afin de rechercher ensemble des solutions aux difficultés qui affectent l’économie nationale.
Il a notamment reconnu les répercussions de la hausse des prix du carburant sur les activités économiques et les conditions de vie des populations.
« Cette séance de dialogue porte sur des thématiques qui touchent la vie de nombreux citoyens. Les questions liées à l’application des procédures administratives et aux prix du carburant suscitent des préoccupations légitimes. Cette situation pèse sur les transports, le coût de production, l’acheminement des marchandises et la performance des entreprises », a-t-il souligné.
Le ministre d’État a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges organisés en 2020 autour de trois thématiques. Il a annoncé la poursuite des sessions de dialogue public-privé, structurées autour de cinq groupes thématiques : le cadre juridique et la gouvernance des affaires ; le financement et la fiscalité ; le capital humain et les services sociaux ; la transformation productive et les zones économiques spéciales ; ainsi que les infrastructures.
S’agissant des discussions du jour, il a mis l’accent sur trois axes principaux, à savoir la sécurité juridique et la simplification des procédures administratives, les enjeux liés au secteur des hydrocarbures et la recherche de solutions concrètes.
Au cours des échanges, les représentants du secteur privé ont exprimé leurs préoccupations face aux difficultés d’approvisionnement en carburant, à la hausse des prix et à la nécessité de revoir le cadre réglementaire. Ils ont souligné que le coût du carburant constitue une charge importante pour leurs activités et affecte leur capacité de production.
Les femmes rurales ont également fait part des difficultés rencontrées pour transporter leurs produits agricoles vers les marchés. Selon elles, la flambée des prix du carburant limite leurs déplacements et compromet la commercialisation de leurs récoltes.
Interrogé par la presse, le président du patronat, Jules Gilbert Grenzengue, a insisté sur la nécessité de privilégier la concertation pour favoriser le développement du pays.
« Il y a un cadre qui est dédié au dialogue public-privé. Quand il s’agit de notre pays, la République centrafricaine, nous avons un destin en commun. Nous devons bâtir quelque chose pour l’avenir de notre pays et de nos enfants », a-t-il déclaré.
Il a salué l’initiative du président de la République, Faustin-Archange Touadéra, en faveur de la concertation, précisant que celui-ci avait instruit le gouvernement d’organiser ces échanges.
Pour Jules Gilbert Grenzengue, le dialogue entre les différentes parties demeure nécessaire pour trouver des réponses aux préoccupations exprimées et permettre au pays de poursuivre son développement dans un climat de paix.
En clôturant les travaux, le ministre d’État a invité les représentants des secteurs public et privé à formuler des recommandations et des propositions concrètes susceptibles d’alléger les difficultés des populations et de contribuer à la relance de l’économie nationale.
LoÏc Mbombo/ACAP