Bangui, 16 septembre 2026 (ACAP)- Le ministre de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat, Hassane Bouba Ali, a reçu en audience, mercredi à Bangui, le chargé des programmes de la Banque mondiale en République centrafricaine, Dr Innocent Nukuri, accompagné des responsables du Projet de réduction de la vulnérabilité urbaine et de résilience (Provir).
Les échanges ont porté principalement sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du projet, notamment les activités réalisées dans la ville de Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, ainsi que sur les difficultés rencontrées dans l’exécution de certaines activités.
Cette rencontre a également permis aux deux parties d’examiner les prochaines étapes du projet et de faire le point sur les travaux prévus à Bangui et dans le cadre de la deuxième phase du Provir à Berbérati.
À l’issue des échanges, le ministre Hassane Bouba Ali a souligné la nécessité de donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre du projet, afin de garantir l’atteinte de ses objectifs et de permettre aux populations bénéficiaires de tirer pleinement profit des investissements réalisés.
Pour le ministre, cette démarche s’inscrit dans les orientations du Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, et du gouvernement dirigé par le Premier ministre, Félix Moloua, en matière d’amélioration du cadre de vie et de renforcement de la résilience des populations face aux risques liés notamment aux inondations.
Le chargé des programmes de la Banque mondiale en République centrafricaine, Dr Innocent Nukuri, a indiqué que l’audience avait notamment permis de présenter au ministre les conclusions d’une mission de suivi actuellement en cours dans le pays depuis deux semaines.
« Nous avons fait le point sur les projets déjà réalisés et partagé les prochaines étapes concernant les travaux prévus à Bangui, ainsi que la deuxième phase qui sera mise en œuvre dans la ville de Berbérati », a-t-il expliqué.
Dr Innocent Nukuri a rappelé que le Provir est un projet du gouvernement centrafricain bénéficiant de l’appui technique et financier de la Banque mondiale, sa mise en œuvre relevant du ministère de l’Urbanisme.
Il a également reconnu que certaines activités n’avaient pas évolué comme prévu, tout en réaffirmant la disponibilité de la Banque mondiale à apporter son appui technique au ministère pour la poursuite du projet.
Le responsable de la Banque mondiale a par ailleurs relevé l’importance du Provir pour la République centrafricaine, notamment au regard des problèmes liés aux inondations récurrentes et des particularités du contexte urbain et environnemental du pays.
De son côté, le directeur de cabinet du ministère de l’Urbanisme, Emmanuel Ouyamba, a précisé que la rencontre avait également permis de préparer la revue du projet prévue au mois de février prochain.
« Il était important que le ministre puisse échanger avec les responsables du projet afin de mieux cerner les différentes problématiques qui seront examinées lors de cette revue », a-t-il indiqué.
Le Projet Provir bénéficie de l’appui de la Banque mondiale et vise notamment à renforcer la résilience urbaine et à améliorer les conditions de vie des populations exposées aux risques liés aux inondations.
Marius Koïngbo / ACAP