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Bangui, 23 octobre 2026 (ACAP) – La Directrice de Cabinet du ministère de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Clarisse Bienvenue Yackota, a ouvert, vendredi à Bangui, un atelier de vulgarisation des textes législatifs et réglementaires relatifs à la protection des droits des filles en République centrafricaine, édition 2026, en présence des autorités locales, administratives et militaires de la région du Bas-Oubangui.

Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence du stade de 20 000 places de Bangui. Ils visent à sensibiliser les communautés, notamment les leaders religieux, les jeunes et les femmes, aux droits des filles et aux conséquences des mariages précoces et forcés. L’atelier entend également intensifier les actions de sensibilisation à travers des messages et des causeries éducatives sur la santé sexuelle et reproductive, ainsi que promouvoir la connaissance des textes juridiques protégeant les filles sur l’ensemble du territoire national.

Dans son allocution, Clarisse Bienvenue Yackota a souligné l’importance de la Journée internationale de la fille, qui constitue une occasion de réaffirmer l’engagement collectif en faveur des droits, de la protection, de l’épanouissement et de l’avenir de toutes les filles.

Elle a relevé que les filles centrafricaines continuent de faire face à de nombreux défis, notamment les violences basées sur le genre, les mariages précoces et forcés, la déscolarisation, les difficultés d’accès aux services de santé et de protection, ainsi que leur faible participation aux instances de prise de décision.

La Directrice de Cabinet a également déploré la méconnaissance de certains instruments juridiques par le grand public, soulignant la nécessité de renforcer leur vulgarisation afin de favoriser une meilleure appropriation des dispositions légales en faveur de la protection des filles.

Au niveau international, cette journée est célébrée sous le thème : « Mettre fin au mariage des enfants et investir dans les droits des filles ». En République centrafricaine, le thème retenu est : « Investir dans les droits des filles pour construire un avenir durable ».

Instituée par l’Assemblée générale des Nations unies dans sa résolution 66/170 du 19 décembre 2011, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre.

En République centrafricaine, plusieurs instruments juridiques encadrent la protection des droits des filles, notamment la Constitution du 30 août 2023, la loi n° 97.013 du 11 novembre 1997 portant Code de la famille, dont la révision est en cours d’adoption, le Code de protection de l’enfant adopté en juin 2026, la loi n° 06.032 du 27 décembre 2006 portant protection de la femme, ainsi que la loi n° 10.001 du 5 janvier 2010 portant Code pénal centrafricain.

À ces dispositions nationales s’ajoutent les engagements internationaux souscrits par la République centrafricaine en matière de protection des droits des filles.

ACAP/Lassy Lord AGOALO

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