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Bangui, 29 septembre 2026 (ACAP)- Le Chargé de mission au ministère de l’Action humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation nationale, Eloi Gbaté Toumalo, a ouvert, lundi 28 septembre 2026 à Bangui, les travaux de la réunion extraordinaire du comité de pilotage de la plateforme d’appui aux solutions dans le cadre des déplacements forcés liés à la crise centrafricaine.

La cérémonie s’est déroulée dans la salle de conférence de l’hôtel Luna, en présence du représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), William Chemaly, des représentants du HCR du Tchad, ainsi que des délégations et experts de la République centrafricaine, du Tchad, du Cameroun, du Soudan et du Soudan du Sud.

Cette rencontre vise à renouveler l’engagement des États signataires en faveur de la plateforme, à évaluer les résultats de sa mise en œuvre en République centrafricaine, à proposer et adopter un nouveau plan d’action pour la période 2026-2027 et à mobiliser les ressources nécessaires à l’exécution des plans d’action nationaux.

Dans son allocution, Eloi Gbaté Toumalo a remercié le gouvernement et les partenaires pour leur engagement, tout en soulignant l’importance de la solidarité régionale et de la recherche de solutions durables en faveur des personnes déplacées de force par la crise centrafricaine.

Il a indiqué que cette réunion constitue un cadre privilégié pour examiner les progrès accomplis, identifier les défis et formuler des propositions destinées à renforcer l’action collective des États et des partenaires.

De son côté, le représentant du HCR, William Chemaly, a expliqué que l’institution onusienne accompagne le processus en facilitant les rencontres et le dialogue entre les autorités, les experts et les gouvernements concernés, afin de rechercher des solutions adaptées à l’ensemble des communautés.

Il a relevé que les efforts engagés ont permis le retour d’au moins 100.000 réfugiés, tout en soulignant la nécessité de répondre aux besoins de réintégration des personnes retournées, notamment à travers l’accès aux services sociaux de base, la mobilisation des ressources, le développement des zones de retour et la création d’opportunités économiques durables.

Le représentant du HCR a également évoqué les défis sécuritaires persistants dans certaines zones de retour, qui nécessitent une attention particulière pour garantir la durabilité des solutions envisagées.

Il convient de rappeler que, depuis le déclenchement de la crise en République centrafricaine en 2013, plus de 1,3 million de personnes ont été déplacées de force, dont plus de 650.000 ont trouvé refuge dans les pays voisins, notamment en République du Congo, au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo, au Soudan et au Soudan du Sud.

La Déclaration de Yaoundé, adoptée le 27 avril 2022 par les États concernés, prévoit notamment des actions en faveur de la documentation des réfugiés et de leur inclusion socio-économique, dans le cadre d’un engagement régional visant à promouvoir des solutions durables aux déplacements forcés.

ACAP/Lassy Lord AGOALO

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