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Bangui, 24 sept. 2026 (ACAP)- Le Comité de cadrage macroéconomique et budgétaire (CCMB) a poursuivi jeudi 24 septembre 2026 à Bangui, les travaux de sa retraite consacrée à la préparation du budget de l’exercice 2027, avec un accent particulier sur la mobilisation des recettes fiscales, la maîtrise des dépenses publiques et les perspectives de croissance économique.

Cette deuxième journée a été marquée par les présentations techniques des administrations fiscales et douanières ainsi que des services chargés des prévisions macroéconomiques et des comptes nationaux.

Les exposés de la Direction générale des Impôts et de la Direction générale des Douanes ont notamment fait ressortir un taux de pression fiscale inférieur à 9 % à fin août 2026, ainsi qu’un écart de recouvrement estimé à plus de 30 milliards de FCFA.

Ces données mettent en évidence les défis liés à la mobilisation des ressources intérieures, dans un contexte où le Gouvernement cherche à renforcer les capacités de financement du budget national.

Les échanges ont également porté sur les perspectives du secteur réel de l’économie, présenté comme un élément essentiel dans l’élaboration des prévisions macroéconomiques.

Intervenant devant la presse, le directeur de la Conjoncture et des Prévisions au ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Alain Guy Ghislain Gothard, a expliqué que sa présentation portait essentiellement sur les prévisions du secteur réel et les différentes branches qui contribuent à la création de richesses.

Il a notamment cité les activités du secteur primaire, comprenant l’agriculture, l’élevage, les exploitations minières et les ressources en eaux et forêts, ainsi que celles du secteur secondaire, regroupant les industries et le bâtiment et les travaux publics (BTP).

Pour sa part, le chef de service des Comptes nationaux trimestriels, Jesky Forwest Mobeang, a souligné l’importance des comptes nationaux dans l’élaboration du cadrage macroéconomique et budgétaire.

Selon lui, ces données constituent un outil de référence pour l’analyse de l’activité économique et la détermination des principaux indicateurs, notamment le produit intérieur brut (PIB), qui intervient dans les négociations économiques et financières internationales.

Il a également évoqué l’adoption du Système de comptabilité nationale de 2008 (SCN 2008) par l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), une évolution qui a conduit à une réévaluation du PIB de l’ordre de 30 %.

Cette actualisation des comptes nationaux vise à améliorer la mesure de l’activité économique et à renforcer la fiabilité des données utilisées dans les exercices de programmation macroéconomique.

Les présentations ont donné lieu à des échanges entre les participants, qui ont formulé plusieurs observations et questions sur les données présentées et les méthodes de prévision retenues.

Au terme de cette deuxième journée, la mobilisation des recettes fiscales, la maîtrise de la masse salariale et l’amélioration de la qualité des prévisions économiques apparaissent comme des enjeux majeurs pour l’élaboration du budget 2027.

Les travaux du CCMB se poursuivent avec pour objectif de définir des orientations budgétaires compatibles avec les ressources disponibles et les priorités de développement de la République centrafricaine.

Loïc Mbombo / ACAP

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