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Bangui, 4 août (ACAP) – Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Alfred Tainga Poloko, a ouvert, lundi 3 août 2026 à Bangui, les travaux de la deuxième session ordinaire annuelle de l’institution, en présence de plusieurs membres du Gouvernement, de représentants des institutions de la République, du corps diplomatique accrédité en République centrafricaine ainsi que des partenaires du pays.

Dans son allocution d’ouverture, Alfred Tainga Poloko est revenu sur l’évolution du Conseil économique, social et environnemental, rappelant qu’entre 1986 et 1994, l’Assemblée nationale et le Conseil économique et régional constituaient les deux chambres du Parlement centrafricain. Selon lui, cette expérience a favorisé une meilleure représentation des forces vives de la Nation dans le processus décisionnel.

Le président du CESE a également évoqué la création, en 1994, de l’Union des conseils économiques et sociaux d’Afrique (UCESA), dont la République centrafricaine est l’un des pays fondateurs. Il a souligné que la visite officielle à Bangui du président en exercice de cette organisation constitue une première et s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre le CESE de la République centrafricaine et son homologue du Royaume du Maroc.

Abordant le bilan des activités de son institution, Alfred Tainga Poloko a indiqué que le CESE a formulé, depuis 2017, quarante-neuf avis et près d’un millier de recommandations destinés au Gouvernement. Il a précisé que ces contributions s’inscrivent dans les missions définies par la loi n° 25.001 du 5 février 2025 portant organisation et fonctionnement du CESE, qui vise à renforcer la collaboration entre cette institution consultative et le Gouvernement.

Il a annoncé que les travaux de cette session aboutiront à un rapport contenant des propositions destinées à accompagner les politiques publiques et à contribuer à la réflexion stratégique sur le développement économique, social et environnemental du pays. Plusieurs conférences et tables rondes sont également prévues afin de favoriser les échanges entre les membres du Gouvernement, les conseillers du CESE et les partenaires.

Le président du CESE a, par ailleurs, estimé que plus de 67 ans après les indépendances, aucun des 54 pays africains n’est encore classé parmi les pays développés, contrairement à plusieurs États d’Asie et du Golfe qui ont réussi, en quelques décennies, à transformer leurs économies et à améliorer les conditions de vie de leurs populations. Il a invité les participants à tirer les enseignements de ces expériences pour accélérer le développement du continent africain.

Invité d’honneur de cette session, le président en exercice de l’Union des conseils économiques et sociaux d’Afrique (UCESA), le Marocain Dr Abdel Kader Amara, a salué la qualité des relations entre le Royaume du Maroc et la République centrafricaine. Il a souligné que la coopération entre les conseils économiques et sociaux constitue un levier pour promouvoir l’intégration africaine à travers une participation accrue des organisations de la société civile et des forces vives aux politiques publiques.

Dr Abdel Kader Amara a également annoncé l’élargissement de l’UCESA avec l’adhésion récente de l’Angola, de la Guinée équatoriale et du Zimbabwe, renforçant ainsi la représentativité de l’organisation à l’échelle du continent.

Les travaux de la deuxième session ordinaire annuelle du Conseil économique, social et environnemental, ouverts le 3 août, se poursuivront jusqu’au 15 septembre 2026. Ils devraient s’achever par la signature d’une convention de coopération entre le CESE de la République centrafricaine et celui du Royaume du Maroc.

Jonas Bissanguim / ACAP

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