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Bangui, 1er juillet 2026 (ACAP) – Les députés ont accordé, mercredi 1er juillet à Bangui, leur vote de confiance au programme de politique générale présenté par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Félix Moloua, lors d’une séance plénière présidée par le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji.

À l’ouverture de la séance, Simplice Mathieu Sarandji a rappelé que la présentation de la politique générale du Gouvernement constitue une exigence de la Constitution de la République centrafricaine. Conformément aux dispositions de l’article 87, le Premier ministre est tenu, dans un délai de 45 jours après la nomination du Gouvernement, de présenter son programme devant l’Assemblée nationale et de solliciter un vote de confiance, qui est accordé ou rejeté à la majorité absolue des députés.

Dans son exposé, Félix Moloua a indiqué que l’action du premier Gouvernement de la 7ᵉ République s’articule autour de quatre piliers : le renforcement de la sécurité, de la justice et des relations extérieures ; la relance économique, la promotion du secteur privé et la réforme des finances publiques ; le développement des infrastructures et des secteurs productifs ; ainsi que la poursuite de la restauration de l’autorité de l’État et le développement du capital humain.

Le Premier ministre a souligné que les priorités de son Gouvernement s’inscrivent dans la continuité des recommandations issues du séminaire gouvernemental organisé du 5 au 8 juin 2025, au cours duquel 107 recommandations avaient été formulées, notamment en matière de paix et de sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Abordant le processus de paix, Félix Moloua a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre la politique de dialogue prônée par le Président de la République, le professeur Faustin-Archange Touadéra. Selon lui, cette approche a favorisé des avancées dans le processus de réintégration de certains groupes armés, notamment l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le mouvement Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R).

Le chef du Gouvernement a également fait de la lutte contre la corruption l’une des priorités de son action, estimant que ce phénomène constitue un frein au développement économique et à la justice sociale. Il a assuré que des efforts seront poursuivis pour renforcer l’État de droit et améliorer la gouvernance publique.

S’agissant des réformes institutionnelles, Félix Moloua a annoncé que le Gouvernement entend accélérer le processus de décentralisation et promouvoir le développement local, afin de consolider les institutions publiques et préserver la stabilité du pays.

À l’issue de la présentation, les députés ont échangé avec le Premier ministre sur plusieurs préoccupations portant notamment sur la sécurité, la paix, la santé et le développement socio-économique.

Au terme du scrutin, le programme de politique générale du Gouvernement a été approuvé par 127 députés sur les 132 inscrits. Trois élus ont voté contre, tandis que deux bulletins ont été déclarés nuls.

Economie

Le groupe Banque Mondiale organise un atelier

Bangui, 02 juill. (ACAP)- Le 1er Ministre chef du gouvernement, Félix  Moloua a pris part jeudi 02 juillet 2026 à Bangui, aux travaux d’un atelier de dissémination de la revue des finances publiques de la République dont le thème retenu est : ‘’Renforcer la transparence, la viabilité et l’efficacité du secteur public ‘’ en présence des membres du gouvernement.

Les deux intervenants à cet atelier  à savoir Blaise    Ehouve  Ngeum, et Alekandar Stojanov ont tour à tour donné des explications sur comment renforcer la transparence, la viabilité  et l’efficacité du secteur public.

 Le premier intervenant a fait la situation et contexte de la République Centrafricaine en disant que la RCA demeure l’un des pays les plus pauvres,  et les moins développés au monde se classant au 191ème rang sur 193 dans les indices de capital humain et de développement.

 Selon lui, la crise sécuritaire qui a été éclaté en décembre 2012 a eu des impacts durables  sur les fondements économiques entrainant une chute des recettes intérieures et une dépendance  accrue à l’aide publique au développement.

 Pour le second intervenant, la RCA dépend fortement de la disponibilité du financement extérieur pour l’investissement, les ressources étrangères ont représenté en moyenne 84 % du total des dépenses  d’investissement public. Les secteurs de  la santé, de l’éducation du social et de la sécurité ont connu des fortes variations en matière d’investissement  en réponses aux crises ou aux initiatives extérieures.

Il a ajouté que la masse salariale en RCA pèse lourdement sur l’espace budgétaire limitant les investissements essentiels au développement à long terme ,elle a atteint un pic de 72-73 % des recettes intérieures en 2022-2023 en laissant que très peu de marge pour les dépenses d’investissement critiques  notamment dans les infrastructures et les secteurs du développement humain.

Rappelons que quelques recommandations ont été retenues pendant cet atelier Reformes fondamentales

C’est-à-dire améliorer la gestion de base des recettes, Reformes avancées, consolider les progrès en matière d’administration fiscale Reformes pour les partenaires stabiliser l’appui aux dépenses d’investissement.

Jonas Bissanguim/ ACAP.

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