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Bangui, 7 octobre 2026 (ACAP)- Le ministre chargé du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), du Suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation et de l’Accord politique de N’Djamena (SAPPR/APN), le Général d’armée Henri Wanzet Linguissara, a présidé mercredi 7 octobre 2026 à Bangui, une réunion de bilan et de cadrage stratégique consacrée à la réintégration socio-économique des ex-combattants.

La rencontre, organisée dans la salle de conférence du ministère en charge du DDRR-SAPPR/APN, a réuni notamment le ministre délégué Gilbert Toumou Deya, la directrice de cabinet Georgine Gresenguet, le chargé de mission en matière de DDRR, le commissaire divisionnaire de police Jean-Claude Zoubanda, le directeur général chargé des appuis, Aristide Mingade, ainsi que le chargé de mission en matière de Défense, le colonel Diader.

Les responsables des structures placées sous la tutelle du département, notamment l’UENPDDR et la Coordination nationale de l’APPR, ainsi que les partenaires techniques et financiers ont également pris part à cette réunion.

Les échanges ont porté sur trois principaux axes, à savoir l’amplification de la réintégration communautaire au bénéfice des communautés d’accueil, la pérennisation économique des projets en fonction des marchés locaux et le renforcement des programmes de Réduction de la violence communautaire (CVR), afin de prévenir le ré-enrôlement des jeunes.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre Henri Wanzet Linguissara a exprimé sa reconnaissance au Président de la République, le Pr Faustin-Archange Touadéra, pour sa vision en faveur d’une paix durable. Il a également salué l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), de la Banque mondiale et de l’Union européenne au Programme national DDRR.

Présentant le bilan des actions engagées, le ministre a fait état d’avancées dans la mise en œuvre du processus de désarmement et de réintégration.

Selon les données consolidées de l’UEM-DDRR, du programme CVR et de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (COMNAT-ALPC), plus de 50.000 personnes auraient été désarmées à l’échelle nationale, contribuant à l’affaiblissement et à l’autodissolution de la quasi-totalité des groupes armés.

Près de 5.000 ex-combattants auraient, par ailleurs, achevé leurs formations et été réintégrés dans leurs communautés, tandis qu’une partie d’entre eux a rejoint les Forces de défense et de sécurité, a indiqué le ministre.

Henri Wanzet Linguissara a insisté sur la nécessité de faire de la réintégration socio-économique un levier essentiel de stabilisation et de consolidation de la paix.

« Le moment est venu de mesurer le chemin parcouru. La réintégration socio-économique n’est pas une simple phase technique, elle constitue le cœur de notre stratégie de stabilisation. Retirer les armes ne suffit pas si nous n’offrons pas des perspectives de vie dignes à ceux qui choisissent la voie de la République », a-t-il déclaré.

Il a appelé les acteurs impliqués dans le processus à accélérer la mise en œuvre des programmes afin de renforcer la confiance des derniers réticents et de promouvoir des alternatives fondées sur le développement, la formation et l’emploi.

La réunion a également permis d’examiner les perspectives de collaboration entre le gouvernement et ses partenaires en vue d’améliorer la durabilité des projets de réintégration et de renforcer leur impact au sein des communautés bénéficiaires.

Les travaux ont réuni plusieurs partenaires techniques et financiers du département, notamment la MINUSCA, l’Union européenne, la Banque mondiale, la Communauté de Sant’Egidio, l’ONG ACTED, le projet E-Kpengba ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Alban Angoulaka / ACAP

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