Bangui, 9 sept. 2026 (ACAP)- Le ministre d’État chargé de l’Équipement et des Travaux publics, Bertrand Arthur Piri, a présidé mercredi 9 septembre 2026 à Bangui la cérémonie de signature de deux contrats d’études visant à renforcer la prise en compte des exigences environnementales, sociales et climatiques dans les projets d’infrastructures en République centrafricaine.
Les deux contrats ont été signés avec le groupement de cabinets STUDI Cameroun et IDA International, en présence des membres du cabinet du ministère, des coordonnateurs des projets PRACAC, financé par la Banque mondiale, et CD13, financé par la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que des différentes parties prenantes.
Le premier contrat porte sur la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social relative aux travaux d’aménagement de voirie à Bangui, notamment sur la Route nationale n°6 (RN6), au niveau de l’avenue David-Dacko, et sur le projet de construction du pont de PK9.
D’un montant de 91 millions de FCFA et d’une durée de trois mois, cette étude devra permettre d’évaluer les incidences potentielles des travaux sur l’environnement et les populations, ainsi que de définir les mesures d’atténuation appropriées.
La réalisation de cette étude constitue une étape préalable à la préparation des travaux et vise à garantir une meilleure intégration des considérations environnementales et sociales dans la conception et la mise en œuvre des infrastructures projetées.
Le deuxième contrat concerne une étude consacrée à la mise en place d’un système d’alerte précoce face aux risques liés aux changements climatiques dans le bassin de l’Oubangui-Congo.
Évaluée à 159 816 252 FCFA et prévue pour une période de trois mois, cette étude devra contribuer au renforcement des capacités nationales en matière d’anticipation, de prévention et d’alerte face aux phénomènes climatiques susceptibles d’affecter les populations et les activités économiques.
À cette occasion, le ministre d’État Bertrand Arthur Piri a souligné la nécessité pour la République centrafricaine d’intégrer davantage l’anticipation des risques climatiques dans la planification des politiques publiques et des projets de développement.
Il a également insisté sur l’importance de la mobilisation et de la valorisation des données disponibles auprès des structures intervenant dans la navigation, l’observation et la gestion des cours d’eau du bassin de l’Oubangui-Congo et de la Sangha.
Selon le ministre d’État, ces informations constituent une ressource importante pour améliorer la connaissance des phénomènes hydrologiques et climatiques et renforcer les capacités d’anticipation des pouvoirs publics.
La mise en place d’un système d’alerte précoce devrait notamment permettre de disposer d’informations fiables et actualisées pour faciliter la prise de décision et améliorer la préparation des populations exposées aux risques climatiques.
Pour le ministère de l’Équipement et des Travaux publics, ces deux contrats traduisent la volonté d’intégrer les dimensions environnementale, sociale et climatique dès la phase de préparation des projets d’infrastructures.
Ils s’inscrivent également dans le cadre des efforts engagés avec les partenaires techniques et financiers pour accompagner le développement des infrastructures et renforcer la résilience de la République centrafricaine face aux effets des changements climatiques.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence des responsables des projets concernés, des représentants des cabinets d’études et des différents acteurs impliqués dans la préparation et la mise en œuvre des infrastructures.
La Rédaction/Acap