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Bangui, le 9 avril 2026 – Le Secrétaire général de la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA), Romuald Judicaël Kapeto, a présenté les atouts de son institution au public centrafricain lors d’une interview accordée aux professionnels des médias dans la salle de conférence de l’institution à Bangui.

Cette rencontre visait à dresser un état des lieux de la Chambre de commerce, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui, en mettant en lumière les réformes engagées ainsi que les perspectives envisagées.

Au cours de son intervention, le Secrétaire général a retracé l’historique de la CCIMA. Celle-ci trouve ses origines en 1911 avec la création du Conseil consultatif des activités économiques, présidé par l’administrateur en chef à l’époque de l’Oubangui-Chari. Par la suite, en 1928, la mise en place de l’Union libre des commerçants et industriels a contribué à son évolution. En 1935, un décret a transformé l’Association des commerçants, industriels et planteurs en Chambre de commerce et d’agriculture de l’Oubangui-Chari et du Tchad.

Après l’indépendance en 1960, les structures ont été réorganisées en plusieurs entités distinctes, notamment la chambre de commerce, d’industrie, d’artisanat et d’agriculture. Enfin, en 1980, une ordonnance impériale a permis leur fusion en une seule institution dénommée Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat, tout en séparant les secteurs de l’agriculture et du tourisme.

Romuald Judicaël Kapeto a également présenté la CCIMA comme un cadre institutionnel de l’État jouant un rôle d’interface entre le secteur public et les opérateurs économiques. Elle regroupe les acteurs économiques afin de défendre leurs intérêts et de promouvoir le commerce, l’industrie et l’artisanat en République centrafricaine.

Il a précisé que la CCIMA est un établissement public autonome investi d’une mission d’intérêt général. Elle intervient dans plusieurs domaines, notamment le commerce, l’industrie, les mines, l’artisanat et les services. Elle favorise le dialogue entre les opérateurs économiques et l’État, sert de plateforme de concertation et de représentation, et veille à la défense des droits et des intérêts de ses membres.

Par ailleurs, la CCIMA accompagne les acteurs économiques tout au long de leurs activités, notamment en assurant leur formation. Elle mène également des actions de sensibilisation auprès des opérateurs du secteur informel afin de faciliter leur transition vers le secteur formel, conformément aux dispositions du droit OHADA.

Le Secrétaire général a ensuite présenté l’organigramme de l’institution, structuré autour de quatre organes principaux, dont l’Assemblée générale composée de 36 membres, répartis entre Bangui (30 membres) et les régions (6 membres). Ces membres représentent différents secteurs d’activité, notamment le commerce, l’industrie, les services, l’artisanat et les mines. Des délégués régionaux sont également prévus dans les provinces.

« Une fois l’Assemblée générale constituée, une élection permettra de mettre en place le bureau exécutif de la CCIMA. Celui-ci représentera l’institution auprès des partenaires techniques et financiers afin de défendre les besoins des opérateurs économiques », a-t-il expliqué. Le bureau exécutif comprendra un président, cinq vice-présidents, des présidents de commissions techniques ainsi que le secrétariat général, chargé de l’administration de l’institution.

Enfin, il convient de noter que deux missions ont été déployées à l’intérieur du pays afin de sensibiliser les opérateurs économiques des régions. L’objectif est de les informer des activités en cours à Bangui, notamment en lien avec les prochaines élections de l’Assemblée générale, qui seront financées grâce à un appui de la Banque mondiale négocié par le gouvernement depuis 2024.

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