0 3 minutes 8 heures

Bangui, 11 février (ACAP) – Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, M. Richard Filakota, a échangé mercredi 11 février 2026 à Bangui avec les membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur le thème : « Les perspectives du développement économique et social de la République centrafricaine après la table ronde de Casablanca (Maroc) ».

Au cours de son exposé, le ministre a rappelé que les préoccupations exprimées par les conseillers rejoignent celles de l’ensemble de la population centrafricaine, notamment en ce qui concerne les retombées de la table ronde des investisseurs tenue en septembre 2025 à Casablanca. Cette rencontre, organisée sous le leadership du Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadéra, a permis de mobiliser des engagements financiers annoncés à hauteur de 9 milliards de dollars en faveur du Plan national de développement.

M. Filakota a souligné que la mise en œuvre effective de ces engagements passe prioritairement par le développement des infrastructures structurantes, notamment les routes et l’énergie. Selon lui, l’amélioration de l’accès à l’électricité et le désenclavement routier constituent des leviers essentiels pour favoriser l’industrialisation et la transformation locale des produits avant leur exportation.

Le ministre a également évoqué la relance du secteur agricole, en particulier la filière café, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Il a rappelé le potentiel des régions productrices telles que le Mbomou, la Mambéré-Kadéï, la Lobaye et la Sangha-Mbaéré, appelées à retrouver leur dynamisme dans cette filière. La question des infrastructures stratégiques, notamment la construction du pont de Mongoumba, a également été abordée au cours des échanges.

Par ailleurs, M. Filakota a estimé que le désenclavement ne saurait être uniquement géographique ou politique, mais doit également être mental, invitant à un changement de paradigme et à une mobilisation collective autour des potentialités économiques du pays. Il a affirmé que, malgré l’absence d’accès à la mer, la République centrafricaine dispose des ressources nécessaires pour assurer son développement, à condition de renforcer la confiance et la détermination nationales.

Les échanges, qui ont duré près de deux heures, se sont déroulés dans une ambiance jugée constructive par les participants.

Jonas Bissanguim / ACAP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *