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Bangui, 29 janvier 2026 (ACAP) – Le chef d’État-Major général des Forces armées centrafricaines (FACA), le général d’armée Zéphirin Mamadou, a reçu successivement, jeudi à son cabinet situé au camp Deroux à Bangui, le lieutenant-général Humphrey Nyone, commandant de la force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), ainsi que Philippe Beauverd, chef sortant de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en République centrafricaine.

Selon des sources militaires, ces rencontres avaient pour objectif, d’une part, de renforcer la coopération entre les FACA et la MINUSCA, et, d’autre part, de permettre la présentation officielle du nouveau chef de délégation du CICR.

À l’issue des échanges, le général d’armée Zéphirin Mamadou a indiqué que ces audiences s’inscrivent dans le cadre de la consolidation des relations de travail entre l’état-major général des FACA et ses partenaires internationaux. Il a précisé que la coopération avec la MINUSCA repose notamment sur des opérations conjointes menées sur le terrain, justifiant ainsi la nécessité de renforcer la collaboration entre les deux institutions.

Concernant le CICR, le chef d’État-Major général a expliqué que le responsable sortant est venu lui présenter son successeur, M. Keluor Pangluug, avec lequel les FACA entendent poursuivre la coopération, notamment dans le domaine de la formation en droit international humanitaire.

Pour sa part, Philippe Beauverd, qui a achevé quatre années et demie de mission en République centrafricaine, a affirmé que son successeur s’inscrira dans la continuité du partenariat établi avec l’état-major général des FACA. Il a rappelé avoir travaillé en étroite collaboration avec le ministère de la Défense nationale, en particulier dans les domaines de la formation et de la sensibilisation des forces armées au droit international humanitaire et aux droits de la guerre.

Le chef de délégation sortant a également évoqué la réalisation d’infrastructures, notamment la construction d’une salle de formation au camp Kassai, soulignant par ailleurs la qualité des relations entretenues avec les autorités nationales, locales et préfectorales. Il a toutefois relevé les difficultés logistiques liées à l’état des infrastructures routières, précisant que le CICR dispose d’un avion léger pour accéder aux zones reculées et aux populations isolées.

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