Bangui, 5 Janvier 2026 – (ACAP) – Je tiens, avant toute chose, à réaffirmer mon attachement au respect mutuel et au débat républicain. Les échanges politiques, même lorsqu’ils sont empreints de divergences profondes, doivent se dérouler dans un esprit de courtoisie, de retenue et de responsabilité.
Les propos que j’ai tenus ne visaient en aucun cas une attaque personnelle, mais s’inscrivaient dans une analyse politique et institutionnelle d’une situation sensible pour notre pays. Il ne s’agit ni de nier les préoccupations exprimées par certains acteurs politiques ni d’ignorer les interrogations de l’opinion publique. Toutefois, dans un État de droit, les allégations de fraude, aussi graves soient-elles, doivent être établies et traitées dans le cadre légal prévu à cet effet.
Accepter la réalité institutionnelle ne signifie pas avaliser une quelconque irrégularité, mais reconnaître que la République s’est dotée d’organes compétents — en l’occurrence l’Autorité Nationale des Élections et les juridictions habilitées — pour examiner, arbitrer et trancher les contentieux électoraux. C’est précisément ce respect des procédures qui distingue la démocratie de l’arbitraire.
Qualifier d’aveuglement ou de fanatisme toute position appelant au respect des institutions revient à réduire le débat politique à une confrontation émotionnelle, alors que notre pays a plus que jamais besoin de sérénité, de lucidité et de responsabilité collective. La maturité démocratique exige que chacun accepte que ses convictions puissent être contestées sans que cela ne dégénère en attaques personnelles.
Enfin, je demeure convaincu que la paix sociale, la cohésion nationale et la crédibilité de notre processus démocratique doivent primer sur toute posture individuelle. C’est dans cet esprit que j’appelle l’ensemble des acteurs politiques à privilégier le dialogue, la voie légale et le respect des institutions, dans l’intérêt supérieur de la Nation.