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Bangui, 3 déc.(ACAP)- « C’est une décision que nous-mêmes nous ignorons la cause et dès que la mission du ministère de la santé est descendue sur le terrain, elle n’a présenté aucun document  attestant la décision de fermeture de nos officines. C’est ce que le collectif regrette amèrement » a déclaré Jules Olivier Bolé, rapporteur général dudit collectif le mercredi 3 décembre 2025 à Bangui lors d’un point de presse.

D’après les informations recueillies auprès des vendeurs des produits pharmaceutiques, certaines « mini pharma » ont été fermées suite à la décision du ministre de la santé qui voulait mettre de l’ordre dans ce secteur.

« Nous ne refusons pas la décision du ministère de la santé, c’est la manière de procéder qui nous inquiète. Nous n’étions mêmes pas avertis, nous ne savons pas ce que le ministre nous reproche, et pourtant c’est grâce nous que certaines catégories de la population s’approvisionnent à bas prix » s’est expliqué Moussa Hassan, gérant de la pharmacie La Paix au marché soudanais.

On a une famille à gérer, c’est depuis des longues années que nous exerçons dans ce métier, que ferons-nous si aujourd’hui on nous dépossède de ce métier qui nous fait vivre a-t-il poursuivi.

Pour sa part, Laurent Ouisserebona, vendeur dans la pharmacie Nams au marché Combattant, se dit consterné par cette décision brutale.

« Nous s’occupions moi et mon frère des clients quand soudain des hommes entrâtes dans notre pharmacie, nous leur avions posé la question s’ils venaient s’approvisionner  mais ils nous répondirent non. Ils nous demandèrent si nous avions l’autorisation du ministère de la santé pour exercer ce métier, nous leur avions répondit non, et c’est à ce moment-là qu’ils nous demandèrent de prendre nos effets nécessaires avant qu’ils ne puissent fermer notre pharmacie » a-t-il regretté.

Depuis cette fermeture, nous avions entrepris des démarches auprès du ministère de la santé et qui n’ont produit aucun résultat jusqu’alors a-t-il dit.

« Les produits que nous vendons, nous les trouvons où ? » s’interroge Ibrahim Choukou Mahamat, propriétaire de la pharmacie OK au marché Mamadou M’baïki.

Selon lui, c’est auprès des grands dépôts pharmaceutiques de la place que les commerçants s’approvisionnent quotidiennement au vu et au su du ministère de la santé.

« Nous ne savons pas exactement la cause de la fermeture de nos pharmacies, aucune explication nous est parvenue jusqu’à présent, si le ministère veut règlementer le secteur, il n’a qu’à nous convoquer pour nous donner des orientations » a-t-il ajouté.

A la suite des investigations d’une équipe de la Rédaction, le constat est partout le même, les vendeurs des produits pharmaceutiques sont inquiets de cette décision.

Marcellin Ngonda /ACAP.

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