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Bangui, 5 novembre 2025 – (ACAP) — L’Union des Musiciens de Centrafrique (UMC) traverse une période de fortes tensions internes opposant l’actuel bureau exécutif à l’ancien comité dirigeant. Cette crise, qui perdure depuis plusieurs mois, fragilise la cohésion du milieu musical et suscite des inquiétudes quant à l’avenir de la représentation professionnelle des artistes centrafricains.

Au cœur du différend, des accusations de mauvaise gestion financière et de contestation de la légitimité du bureau élu. Le nouveau comité, dirigé par Armand Touaboy, estime avoir été régulièrement désigné à l’issue de l’assemblée générale du 30 août dernier, dont la validité avait été remise en cause par une circulaire du ministère des Arts et de la Culture. Selon ses responsables, une décision du tribunal administratif aurait confirmé la légalité de cette élection.

« Le ministère n’aurait jamais dû annuler notre assemblée générale par simple circulaire », a déclaré M. Touaboy lors d’une conférence de presse organisée le 2 novembre au centre culturel Missy Momo, à Bangui. Le président de l’UMC a dénoncé une « crise entretenue par le ministère au sein de la famille musicale », affirmant que « les intérêts des musiciens ne sont ni défendus ni pris en compte ».

L’ancien bureau, de son côté, rejette les accusations et évoque une « cabale » orchestrée pour le discréditer. Gervais Lakosso, conseiller de l’ancienne équipe, a indiqué que le groupe « a accepté d’engager une procédure judiciaire afin de faire respecter les textes et la légitimité du précédent mandat ».

Cette situation divise la communauté artistique entre partisans d’une refondation de l’organisation et défenseurs de la continuité institutionnelle. En attendant une issue judiciaire ou administrative, plusieurs initiatives, notamment celles liées à la gestion des droits d’auteur, à la formation professionnelle et à la représentation internationale, se trouvent ralenties.

Des interrogations persistent par ailleurs sur l’utilisation des subventions annuelles de l’UMC, estimées à trois millions de francs CFA, ainsi que sur le rôle exact du ministère de tutelle dans le règlement du différend.

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