Bolakaba, 14 Oct. 2026 -(ACAP)- Plus d’une dizaine de membres du groupe armé Anti-balaka ont volontairement déposé les armes à Bolakaba, localité située à 12 kilomètres de Benzambé, à l’issue d’une mission conduite par le ministre chargé du DDRR-SAPPR/APN, le Général d’armée Henri Wanzet Linguissara. À cette occasion, les deux localités ont été officiellement déclarées « villages sans armes ».
Les ex-combattants étaient conduits par leur chef, Benoît Mbessem Faranguende, alias Dawa. La cérémonie de dépôt des armes s’est déroulée en présence des autorités locales, notamment le maire de Bolakaba, Roger Mbeaboe, et celui de Benzambé, Daniel Konehore.
Le ministre était accompagné du gouverneur de région, Barthélemy Wilikon, de l’ancien député Symphorien Nampessa, de Guerson Nganadekoe ainsi que des autorités militaires de Bossangoa.
Ce dépôt volontaire d’armes suscite l’espoir d’un retour progressif à la sécurité pour les populations de Bolakaba et de Benzambé. Il pourrait favoriser la reprise des activités socio-économiques, la fréquentation scolaire des enfants et l’amélioration de l’accès aux soins de santé.
Au nom du chef de l’État, le Général d’armée Henri Wanzet Linguissara a officiellement déclaré les deux localités « villages sans armes », réaffirmant ainsi l’engagement du gouvernement à promouvoir la paix et la sécurité dans ces zones.
Le membre du gouvernement a également lancé un appel aux groupes qui détiennent encore illégalement des armes et dont les activités entravent l’accès à l’éducation, aux soins de santé et au développement local, les invitant à répondre favorablement à l’appel du président de la République en déposant volontairement leurs armes.
Cette mission s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer la confiance des populations dans le processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement (DDRR). Elle entend également dissiper les inquiétudes selon lesquelles le processus ne concernerait que certains groupes armés.
Le ministère chargé du DDRR-SAPPR/APN réaffirme ainsi le caractère inclusif et impartial du processus, qui s’adresse à tous les détenteurs d’armes désireux de s’engager dans la voie de la paix.
À Bolakaba comme à Benzambé, ce geste ouvre des perspectives de stabilisation. Le défi reste désormais de consolider cet acquis afin que le retour à la paix se traduise durablement par une amélioration de la sécurité, du développement local et de la cohésion sociale.
Alban Angoulaka / ACAP