0 5 minutes 2 minutes

Bangui, 5 août (ACAP)- « La réalité économique nous montre que les préoccupations du secteur privé sont nombreuses et de nature diverse. Elles peuvent concerner l’amélioration de l’économie, le climat des affaires, le financement de l’économie, la fiscalité et la compétitivité des entreprises, le capital humain, la transformation productive et les infrastructures », a déclaré le ministre d’État en charge de la Communication et des Médias, Dr Evariste Ngamana, lors d’une conférence de presse coanimée avec Faustin Ange Koyassé, ministre conseiller et secrétaire technique permanent du Cadre Mixte de Concertation pour l’Amélioration des Affaires (CMCAA), le vendredi 4 août 2026 à Bangui.

Selon le ministre d’État, c’est à la suite de la bonne orientation du Chef de l’État, Faustin Archange Touadéra, qui souhaite donner une nouvelle impulsion au dialogue avec le secteur privé, et surtout lui conférer un caractère plus régulier, plus structuré et davantage orienté vers les résultats, que ce dialogue public-privé monte sur scène.

« Le dialogue public-privé n’est pas une démarche nouvelle. Les mécanismes de concertation existent déjà et les travaux sectoriels ont notamment été engagés au cours des dernières années. Aujourd’hui, il est question de franchir une nouvelle étape », a-t-il soutenu.

Cette nouvelle étape, d’après le Dr Evariste Ngamana, consiste à capitaliser sur l’expérience acquise et à renforcer l’efficacité du dispositif existant.

« La nouvelle architecture repose sur cinq groupes de travail thématiques, chacun placé sous le leadership d’un ministère chef de file. Les thématiques majeures sont ensuite déclinées en sous-thèmes pour une prise en charge sectorielle plus fine et plus élaborée. Ceci permet de faire participer l’ensemble des membres du gouvernement au processus du dialogue public-privé », a appuyé le ministre d’État.

Au niveau politique, poursuit-il, selon la vision du Président de la République, Faustin Archange Touadéra, il a été estimé qu’il fallait intégrer certaines préoccupations du secteur privé à ce dialogue afin qu’il soit plus inclusif et permette aux grandes, moyennes ou encore petites entreprises, tant internationales que nationales, de bénéficier des dividendes et des conditions créées par le gouvernement dans l’exercice de leur métier.

« Au niveau de notre pays, si on essaie de faire un peu d’analyse, on se rend compte que la plupart des entreprises bénéficiaires des crédits auprès des banques sont celles qui sont peut-être internationales ou celles qui sont de grande taille, alors qu’aujourd’hui, le pays compte à peu près 5 000 petites et moyennes entreprises », a-t-il cité en guise d’exemple pour illustrer la situation qu’endurent certaines petites et moyennes entreprises en République centrafricaine.

Pour sa part, Faustin Ange Koyassé, ministre conseiller et secrétaire technique permanent du Cadre Mixte de Concertation pour l’Amélioration des Affaires (CMCAA), a soutenu que ce dialogue public-privé s’ouvre désormais sur cinq thématiques afin de permettre que les questions spécifiques soient abordées et que des solutions appropriées y soient trouvées.

« La création d’entreprise, la réglementation et la fiscalité, le cadre juridique et judiciaire, l’accès au financement et au crédit, ainsi que la gouvernance et le dialogue public-privé », a-t-il cité, entre autres.

Selon lui, le dialogue public-privé joue le rôle de passerelle stratégique entre le gouvernement et le secteur privé afin de fluidifier les investissements et de lever les barrières administratives.

Il est à préciser que c’est le Chef du gouvernement qui assure la plus haute direction de ce dialogue public-privé.

Marcellin Ngonda / ACAP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *