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Bangui, 28 octobre 2025(ACAP) — Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les progrès réalisés par le gouvernement centrafricain dans le renforcement des recettes publiques, tout en appelant à la poursuite des réformes destinées à améliorer la transparence et l’efficacité du secteur pétrolier.

Dans son rapport de juin 2025, le FMI a reconnu les efforts déployés par les autorités pour mobiliser davantage de ressources internes et moderniser la gestion des finances publiques, dans un contexte économique marqué par des tensions budgétaires.

Selon le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam Beltoungou, cette appréciation reflète la volonté du gouvernement de diversifier les sources de revenus et d’assurer une meilleure traçabilité des recettes.

Des défis persistants dans la fiscalité pétrolière

Malgré ces avancées, le FMI observe des résultats contrastés, notamment dans le secteur pétrolier, qui continue de peser sur les finances publiques.
Le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a admis une contre-performance persistante dans la fiscalité pétrolière, estimant le manque à gagner à plus de 6 milliards de FCFA pour le budget 2025.

Le marché des carburants reste fragile, avec des prix à la pompe toujours élevés malgré l’exclusivité d’importation accordée à Neptune Oil. L’institution de Bretton Woods recommande un audit complet de la structure des prix afin de renforcer la transparence et réduire les coûts liés à la distribution des produits pétroliers.

Appui financier et réformes en cours

Pour soutenir la mise en œuvre des réformes économiques, le FMI a approuvé un décaissement de 58 millions de dollars en faveur de la République centrafricaine. Ce financement vise à préserver les dépenses sociales et prioritaires, dans un contexte de contraintes budgétaires persistantes.

Le gouvernement centrafricain poursuit par ailleurs ses efforts pour renforcer la mobilisation des recettes, lutter contre la fraude fiscale et améliorer la gouvernance financière.

Le FMI a encouragé les autorités à maintenir le cap des réformes, soulignant que la stabilité macroéconomique du pays dépendra de la transparence dans la gestion des ressources naturelles et d’une discipline budgétaire soutenue.

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