Bangui, 22 juillet 2026 (ACAP) – Ibrahim, boucher au marché de Lakouanga dans le 2ᵉ arrondissement de Bangui, affirme tirer l’essentiel de ses revenus de la vente de viande bovine, une activité qu’il exerce depuis plusieurs années et qu’il considère comme un héritage familial.
Interrogé par l’ACAP, il explique que le métier de boucher se transmet de génération en génération dans sa famille. Selon lui, cette activité constitue une source de revenus qui lui permet d’assurer les besoins essentiels de son foyer, notamment l’alimentation, la scolarisation et les soins de santé de ses enfants.
Ibrahim souligne que l’approvisionnement en bétail provient principalement des localités situées à environ 45 kilomètres de Bangui, où les animaux sont achetés auprès des éleveurs peuls.
Le boucher déplore toutefois l’absence d’une réglementation encadrant les prix de vente de la viande sur les marchés. Il indique que les morceaux sont généralement vendus par tas, selon une estimation de leur poids, à des prix variant entre 1 500 et 2 000 francs CFA, sans tarif officiel au kilogramme.
Il estime que l’Association nationale des bouchers centrafricains (ANBC), en collaboration avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, devrait engager des concertations afin de fixer un prix de référence au kilogramme, dans l’intérêt des vendeurs comme des consommateurs.
Concernant les mesures gouvernementales, Ibrahim se félicite de l’interdiction du transport de viande par les motocyclettes à deux roues, qu’il considère comme une décision favorable au respect des règles d’hygiène et à la protection de la santé publique.
Il relève également que les ventes connaissent un ralentissement durant la saison des chenilles, période pendant laquelle la consommation de viande bovine diminue sensiblement. Face à cette situation, les commerçants adaptent leurs commandes afin d’éviter les pertes.
Parmi les clients rencontrés au marché, Géraldine affirme apprécier la qualité de la viande vendue par Ibrahim. Elle reconnaît que les prix et les quantités varient selon les disponibilités, tout en soulignant les bonnes relations entretenues entre les vendeurs et leur clientèle.
Il convient de rappeler que la Société d’État de gestion des abattoirs (SEGA) fait face depuis plusieurs années à des difficultés liées au transport et à la distribution de la viande bovine vers les différents points de vente du pays.
Tongomalé Kotta Bertrand / ACAP