Bangui, 28 janvier 2026 – La Cour pénale spéciale (CPS) a annoncé, dans un communiqué rendu public mercredi, l’ouverture d’une enquête visant l’ancien président centrafricain François Bozizé pour des faits présumés commis entre février 2009 et le 23 mars 2013 sur le territoire national.
Selon la CPS, les faits concernés auraient été perpétrés notamment à Bangui, Bouar et Bossembélé, y compris au Centre d’instruction militaire ainsi qu’à la maison d’arrêt. Les qualifications retenues portent, entre autres, sur des faits de meurtre, d’emprisonnement ou autres formes de privation grave de liberté physique en violation des règles fondamentales du droit international, de torture et autres actes inhumains, de disparitions forcées de personnes, ainsi que d’autres actes inhumains de caractère analogue ayant causé intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale.
Outre François Bozizé, la procédure vise également Eugène Barret Ngaïkosset, alias « Bouché de Paoua », ainsi que Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy, présentés comme des proches collaborateurs de l’ancien chef de l’État.
Cette enquête fait suite à une saisine de la chambre d’assises de la CPS intervenue le 21 janvier 2026. Le communiqué précise qu’aucune victime n’est nommément citée à ce stade de la procédure. La Cour indique toutefois qu’elle est désormais saisie de l’affaire et qu’elle entamera prochainement la phase des conférences de mise en état, étape préparatoire à l’ouverture des débats.
La CPS rappelle qu’à ce stade de la procédure, l’ensemble des personnes visées bénéficient de la présomption d’innocence.
La Rédaction/ACAP