Bangui, 22 janv. 2026 (ACAP) – Le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a échangé mercredi à Bangui avec les professionnels des médias sur la réélection du professeur Faustin Archange Touadéra à la présidence de la République centrafricaine, à l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire.
Selon le ministre de la Communication, le président Touadéra a été « brillamment élu » à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, après la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel.
« Le professeur Faustin Archange Touadéra a été élu avec un taux de 77,90 % face à son principal challenger », a indiqué Maxime Balalou, ajoutant que le gouvernement se félicite de la confiance renouvelée du peuple centrafricain envers le chef de l’État sortant.
Pour le porte-parole du gouvernement, cette proclamation consacre la légitimité démocratique du président réélu ainsi que la souveraineté du peuple centrafricain. Il a également souligné que, dans son adresse à la nation le soir de la proclamation des résultats, le président de la République a reconnu les efforts des institutions impliquées dans le processus électoral.
Ces remerciements concernent notamment les forces de sécurité, les partenaires internationaux tels que la MINUSCA, la Fédération de Russie, le Rwanda, ainsi que l’Union européenne et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a précisé le ministre.
Réagissant aux déclarations des membres du Bloc démocratique pour le retour à l’ordre constitutionnel (BDRC), Maxime Balalou a estimé que ceux-ci ont le droit d’animer la vie politique nationale, à condition de respecter les institutions de la République.
« Nous sommes entrés dans la 7ᵉ République. Les choses ne seront plus comme avant », a déclaré le porte-parole du gouvernement, évoquant ce qu’il a qualifié de « gesticulations politiques » de certains acteurs de l’opposition.
Le ministre a par ailleurs critiqué la position de certains partis membres du BDRC ayant appelé au boycott du scrutin, tout en relevant la participation de candidats issus de ces formations aux élections législatives.
« Deux membres du MLPC, présentés comme indépendants, ont été élus dès le premier tour à Ngaoundaï et à Bokaranga, tandis que trois autres sont qualifiés pour le second tour », a-t-il affirmé.
Enfin, Maxime Balalou a rappelé les propos du directeur adjoint de la division électorale des Nations unies, qui avait déclaré lors de son passage à Bangui qu’« il n’existe pas d’élection cinq étoiles dans le monde », estimant que le processus électoral centrafricain pouvait être évalué à « 4,5 étoiles ».
La Rédaction / ACAP