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Bangui, 24 nov. (ACAP) – Le ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement local, Bruno Yapandé, a procédé lundi 24 novembre 2025 à Bangui au lancement officiel de l’atelier régional consacré au renforcement du système d’enregistrement des faits et des statistiques d’état civil en Afrique centrale. La cérémonie s’est tenue en présence de représentants de l’UNFPA, de la Commission de la CEMAC ainsi que du directeur général adjoint de l’ICASEES.

Cette rencontre vise à élaborer et mettre en œuvre des feuilles de route nationales destinées à améliorer et harmoniser les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et de production statistique dans les pays d’Afrique centrale, et plus largement dans les régions de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, en particulier au sein de la zone CEMAC.

Dans son allocution, le ministre Bruno Yapandé a rappelé l’importance de données statistiques fiables pour orienter les politiques de développement. « On ne peut bâtir un développement réel sans disposer d’informations précises sur les naissances, décès, mariages, divorces, mouvements de population et autres événements d’état civil », a-t-il souligné, invitant les participants à une implication active afin de produire des résultats concrets et pertinents.

De son côté, Victor Bakoto, représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), a réaffirmé l’appui de son institution face aux défis rencontrés par les pays de la CEMAC en matière d’enregistrement des faits d’état civil. Il a indiqué que la prise en charge technique de l’atelier par l’UNFPA constitue « la première étape du processus de transformation profonde du système d’état civil dans la sous-région », dans l’objectif que chaque individu soit correctement enregistré tout au long des événements majeurs de sa vie.

Représentant la Banque mondiale, Innocent Nucuri a rappelé que la modernisation des systèmes d’état civil, soutenue par son institution, est essentielle pour garantir la disponibilité de données statistiques de qualité, nécessaires à la planification des politiques publiques, au suivi des indicateurs de santé et à la protection des populations.

Enfin, le président de la Commission de la CEMAC, Balthazar Engonga Edjo’o, a salué l’organisation de cet atelier, le considérant comme une opportunité pour les États membres d’élaborer une feuille de route commune et un plan de communication régional. Il a encouragé les participants à faire preuve de rigueur dans les travaux afin que les recommandations répondent aux attentes et défis actuels de la sous-région.

Lévia Alix Davila Ouadéguendé / ACAP

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