Bangui, 5 nov.(ACAP)- Cyrille Jean Noel Gbaté, coordonnateur en charge de la communication du CICR, a présenté les emblèmes d’humanité et les principes fondamentaux du Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge lors d’un atelier dédié aux professionnels des médias le mercredi 5 novembre 2025 à Bangui.
« Les emblèmes de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge sont un symbole universel d’espoir pour les victimes de crises humanitaires » a-t-il expliqué.
Dans de sa présentation, Cyrille Jean Noel Gbaté a défendu que Les communautés qui subissent les effets dévastateurs d’un conflit armé ou d’autres situations de violence, ou encore d’une catastrophe naturelle, reconnaissent en CICR l’arrivée des secours.
Cet emblème qui apparait sur le badge d’un personnel de santé ou sur un véhicule transportant des blessés de guerre ou un avion apportant des secours est un symbole d’une action humanitaire impartiale, neutre et indépendante aux yeux du monde entier a-t-il souligné.
Cependant, poursuit-il, en temps de conflit armé, la Croix-Rouge ou le Croissant-Rouge ou encore le Cristal-Rouge sont des symboles internationaux reconnus pour l’assistance humanitaire.
« Les emblèmes sont donc dénués de toute connotation religieuse, culturelle ou politique. Ils peuvent être employés à deux fins distinctes notamment pour indiquer aux parties en conflit armé que les personnes, les véhicules ou les structures qui les arborent doivent être protégés en toutes circonstances et qu’ils ne doivent en aucun cas être pris pour cible ou attaqués, et aussi à titre protecteur pour montrer aux parties en conflit de ne pas considérer ces emblèmes comme une menace ».
Innocent Bangalo, chargé de communication opérationnelle du CICR, a rappelé à l’entame de l’atelier que le mandat et la mission du CICR sont universels.
« L’action du CICR se fonde sur les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels, les Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et les résolutions des Conférences internationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge » a-t-il dit dans sa présentation.
Le CICR, poursuit-il, apporte protection et assistance aux victimes des conflits armés et de la violence, et s’emploie à promouvoir le respect du droit international humanitaire ainsi que son intégration dans les législations nationales des pays signataires.
Il a précisé que c’est à l’initiative du CICR que les États ont adopté la Convention de Genève de 1864.
« Le CICR, avec le soutien de l’ensemble du Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, n’a cessé de demander instamment aux gouvernements d’adapter le droit international humanitaire à l’évolution des conflits, en particulier à l’évolution moderne des méthodes et moyens de guerre, de manière à fournir une protection et une assistance plus efficaces aux victimes de conflits » a-t-il expliqué.
Aujourd’hui, tous les États sont liés par les quatre Conventions de Genève de 1949, qui garantissent la protection des blessés, des malades et des naufragés des forces armées, des prisonniers de guerre et des civils lors de conflits armés a-t-il ajouté.
Selon les textes qui régissent la mission du CICR, ce mouvement est une organisation neutre, impartiale et indépendante.
« Le CICR a la mission exclusivement humanitaire de protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations de violence, et de leur porter assistance » a confirmé Innocent Bangalo à la suite d’un échange avec les professionnels des médias sur ce point.
Le CICR est le gardien du droit international humanitaire, il est une composante du plus vaste réseau humanitaire au monde a-t-il articulé.
Rappelons que le CICR est créé en 1863 à Genève en Suisse à la suite de la publication du livre «un souvenir de Solferino » du Genevois Henri Dunant qui s’était engagé à apporter assistance aux soldats blessés lors de la bataille de Solferino opposant les alliés franco-sardes aux armées autrichiennes dans les années 1859.
Le CICR s’est implanté en République Centrafricaine en 1983 et travaille avec la Croix-Rouge Centrafricaine depuis le 24 octobre 1973 et l’a reconnue comme membre de la FICR le 29 octobre 1975 faut-il ajouté.
.
Marcellin Ngonda/ACAP