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Bangui, 6 novembre 2025- (ACAP) — Le ministre des Mines et de la Géologie, Rufin Benam Beltoungou, assurant l’intérim du ministre de l’Énergie et du Développement des ressources hydrauliques, a procédé ce jeudi à l’ouverture officielle de l’Atelier national d’appropriation du Code de l’électricité et d’information sur la transition énergétique, tenu dans le cadre du Programme conjoint de développement des capacités nationales pour renforcer la résilience des populations face à la vulnérabilité climatique.

Organisé en partenariat avec le PNUD et l’UNICEF, cet atelier marque une étape importante dans la mise en œuvre du Document Projet du Programme conjoint, visant à doter la République centrafricaine d’un cadre énergétique moderne, inclusif et durable.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre intérimaire Rufin Benam Beltoungou a souligné que cette initiative s’inscrit dans la vision du président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, qui fait du développement du secteur de l’énergie un levier prioritaire de transformation économique et sociale. Il a rappelé que cette orientation est clairement définie dans le Plan national de développement (PND 2024-2028), dont l’axe stratégique 3 met l’accent sur la construction d’infrastructures résilientes et durables.

L’objectif principal de l’atelier est de permettre aux participants de se familiariser avec le Code de l’électricité, d’en maîtriser les dispositions réglementaires et d’approfondir la compréhension du concept de transition énergétique. Le ministre a précisé que le Pacte national de l’énergie, élaboré par le gouvernement et aligné sur les Objectifs de développement durable (ODD), notamment l’ODD n°7, vise à garantir un accès équitable et abordable à l’énergie pour tous.

Le ministère de l’Énergie et des Ressources hydrauliques conduit par ailleurs plusieurs projets structurants, parmi lesquels : le dédoublement de l’usine de Boali 3, la construction des centrales solaires de Danzi, Sakaï et Sakaï 2, la mise en place de mini-réseaux solaires dans plusieurs villes, la construction de la petite centrale hydroélectrique de Gamboula, ainsi que l’électrification rurale de 240 établissements scolaires, 240 formations sanitaires, 80 bâtiments administratifs et le déploiement de plus de 10 000 lampadaires solaires.

Selon le ministère, l’ensemble de ces initiatives permettront de porter la part des énergies renouvelables (solaire et hydroélectricité) à plus de 70 % du mix énergétique national, contribuant ainsi à la transition énergétique durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations.

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