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Bangui, 29 oct. – (ACAP) – « Dix candidatures ont été enregistrées pour l’élection présidentielle, sans aucune femme candidate, soit une baisse par rapport à 2020, où 22 candidats, dont une femme, avaient concouru », a déclaré le ministre Bruno Yapandé, ministre intérimaire de la Communication et des Médias, lors de ses échanges avec les professionnels des médias, mercredi 29 octobre 2025 à Bangui.

Selon le ministre, ce processus électoral s’inscrit dans le respect du calendrier électoral et du Code électoral.
Malgré des contraintes logistiques, poursuit-il, les équipes de l’Autorité nationale des élections (ANE) ont œuvré sur l’ensemble du territoire pour garantir un traitement équitable et professionnel des dossiers.

« Pour les élections législatives, 717 dossiers ont été déposés, soit 635 hommes (88,54 %) et 82 femmes (11,45 %), un chiffre en recul par rapport aux 1 572 candidatures de 2020. Du côté des régionales, 23 candidatures ont été recensées dans la région du Bas-Oubangui, tandis que les municipales comptent 58 listes, représentant 232 hommes et 211 femmes », a-t-il précisé.

Les autres dossiers relatifs aux élections municipales et régionales sont encore en cours d’acheminement vers le siège de l’Autorité nationale des élections (ANE), a-t-il ajouté.

Le ministre Bruno Yapandé, abordant la question de la participation de la MINUSCA au processus électoral, a rejeté les rumeurs selon lesquelles cette institution onusienne se désengagerait du processus.

« Le Secrétaire général des Nations Unies a activé, au début du mois d’octobre 2025, un plan de contingence pour toutes les missions de maintien de la paix en raison du non-paiement des contributions obligatoires par certains États membres. Cette décision est globale ; elle ne vise pas spécifiquement la République centrafricaine. Cependant, le Gouvernement travaille en étroite collaboration avec la MINUSCA pour minimiser les impacts de cette réduction, préserver les acquis de la paix, assurer la réussite du processus électoral et la sécurisation du territoire », a répondu le ministre aux préoccupations de certains journalistes.

« La MINUSCA ne quitte pas la République centrafricaine, elle se réorganise face à des contraintes mondiales », a assuré le ministre Bruno Yapandé.
Le Gouvernement reste en dialogue permanent avec la MINUSCA afin de maintenir les progrès réalisés, a-t-il ajouté.

« La MINUSCA reste engagée aux côtés du peuple centrafricain », a conclu le ministre sur ce point.

Dans le cadre de la poursuite des activités citoyennes dénommées Kwa Ti Kodro, le ministre a indiqué que le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, s’est rendu samedi dernier à l’école préfectorale de Bimbo, située à proximité du marché central de Bimbo, pour participer à la collecte des immondices entassées.

« Cette école, régulièrement exposée aux dépôts d’ordures, est devenue un point préoccupant en raison des nuisances causées par les moustiques, les inondations et les risques sanitaires élevés pour les élèves », a-t-il regretté.

« La propreté est une responsabilité partagée ; elle se traduit par une prise de conscience collective sur l’importance de la salubrité pour la santé et le bien-être de tous les Centrafricains », a-t-il conclu à la fin de cette conférence de presse.

Marcellin Ngonda / ACAP

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